Slow and fast : Adaptabilité et dégradation de l’environnement

Posted on 04/09/2013 par

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Angoisse et obsession

Nous continuons à détériorer notre environnement, qui par conséquence dégrade aussi notre propre santé. C’est un cercle vicieux que nous ne semblons plus pouvoir maîtriser ni inverser. Pourtant, à défaut d’être toujours visible, la dégradation est perceptible. L’homme biologique s’essouffle à s’adapter aux bouleversements trop rapides de l’environnement dont il est pourtant le premier responsable. L’environnement n’est plus thérapeutique pour l’homme. La dégradation de l’environnement et l’adaptabilité de l’homme évoluent au sein de deux temporalités opposées : le slow de l’adaptabilité biologique, et le fast des dégradations environnementales et sanitaires.

Laure Albin Guillot, « Micrographies décoratives », 1931

« Mauvais air » manifeste

Pas assez visible, bien souvent microscopique, et avec des conséquences sur le long terme, le « mauvais air » est omniprésent voire omniscient. Niché partout, trop subtil pour être vu, trop hypothétique pour être identifié fautif, trop incolore et trop inodore, il est bien là sans que nous ne manifestions suffisamment nos droits pour faire bouger les lignes face à un droit que nous possédons : respirer sainement pour vivre. Les formes de dégradations et de pollutions que nous subissons appellent désormais plus qu’à une simple grogne intérieure…

Laure Albin Guillot, « Micrographies décoratives », 1931

Condamné à agir

Enjeux politiques, économiques voire diplomatiques trop importants, nous nous demandons comment inverser ce processus. Quelle intervention chirurgicale opérer à notre échelle ? Est-ce à la technologie d’intervenir, quand elle-même se retrouve au premier rang des accusés ? Finalement, nous ne devrions pas nous demander s’il faut vraiment attendre la condamnation pour commencer à agir. Nous devrions plutôt concentrer toute notre énergie à trouver des solutions environnementales et sanitaires face à l’infiniment petit ! Car c’est à cette échelle que nous pourrons peut-être inventer de nouvelles façons de penser et concevoir les villes, les paysages et les bâtiments que nous habitons…

Laure Albin Guillot, « Micrographies décoratives », 1931

Article écrit par Simon Guesdon

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